Comment ce médicament agit-il? Quels sont ses effets?

L'ibrutinib appartient à la classe des médicaments appelés inhibiteurs de la tyrosine kinase. Plus précisément, on l'appelle un inhibiteur de la tyrosine kinase de Bruton (TKB). On l'utilise seul ou avec d'autres médicaments anticancéreux pour traiter certaines personnes atteintes de leucémie lymphoïde chronique (LLC). Il s'avère également utile dans le traitement du lymphome des cellules du manteau, et d'un type de lymphome non Hodgkinien appelé la macroglobulinémie de Waldenström. L'ibrutinib s'utilise également pour traiter une greffe chronique contre la maladie hôte (GCVMH) après l'échec des corticostéroïdes.

L'ibrutinib agit en empêchant les cellules cancéreuses de se reproduire et de se multiplier.

Ce médicament est disponible sous divers noms de marque ou sous différentes présentations. Une marque spécifique de ce médicament n'est peut-être pas offerte sous toutes les formes ni avoir été approuvée contre toutes les affections dont il est question ici. En outre, certaines formes de ce médicament pourraient ne pas être utilisées contre toutes les affections mentionnées dans cet article.

Il se pourrait que votre médecin ait suggéré ce médicament contre une affection qui ne figure pas dans cet article d'information sur les médicaments. Si vous n'en avez pas encore discuté avec votre médecin, ou si vous avez des doutes sur les raisons pour lesquelles vous prenez ce médicament, consultez-le. Ne cessez pas de prendre ce médicament sans avoir consulté votre médecin au préalable.

Ne donnez pas ce médicament à quiconque, même à quelqu'un qui souffre des mêmes symptômes que les vôtres. Ce médicament pourrait nuire aux personnes pour lesquelles il n'a pas été prescrit.

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Sous quelles formes ce médicament se présente-t-il?

Capsule

140 mg
Chaque capsule blanc de gélatine dure, portant l'inscription « ibr 140 mg » en encre noire, contient 140 mg d'ibrutinib. Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, laurylsulfate de sodium et stéarate de magnésium; capsule et encre noire : gélatine, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer noir (E172) et glaçage pharmaceutique.

Comprimé

140 mg
Chaque omprimé pelliculé jaune-vert à vert, de forme ronde,portant l'inscription « ibr » gravée d'un côté et « 140 » de l'autre côté, contient 140 mg d'ibrutinib. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, croscarmellose sodique, lactose monohydraté, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline, povidone et laurylsulfate de sodium; pelliculage : oxyde de fer noire, polyéthylèneglycol, alcool polyvinylique, talc, dioxyde de titane et oxyde de fer jaune.

280 mg
Chaque comprimé pelliculé violet, de forme oblongue, portant l'inscription « ibr » gravée d'un côté et « 280 » de l'autre côté, contient 280 mg d'ibrutinib. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, croscarmellose sodique, lactose monohydraté, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline, povidone et laurylsulfate de sodium; pelliculage : oxyde de fer noire, polyéthylèneglycol, alcool polyvinylique, oxyde de fer rouge, talc et dioxyde de titane.

420 mg
Chaque comprimé pelliculé jaune-vert à vert, de forme oblongue, portant l'inscription « ibr » gravée d'un côté et « 420 » de l'autre côté, contient 420 mg d'ibrutinib. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, croscarmellose sodique, lactose monohydraté, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline, povidone et laurylsulfate de sodium; pelliculage : oxyde de fer noire, polyéthylèneglycol, alcool polyvinylique, talc, dioxyde de titane et oxyde de fer jaune.

560 mg
Chaque comprimé pelliculé jaune à orange, de forme oblongue, portant l'inscription « ibr » gravée d'un côté et « 560 » de l'autre côté, contient 560 mg d'ibrutinib. Ingrédients non médicinaux : dioxyde de silice colloïdale, croscarmellose sodique, lactose monohydraté, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline, povidone et laurylsulfate de sodium; pelliculage : oxyde de fer noire, polyéthylèneglycol, alcool polyvinylique, oxyde de fer rouge, talc, dioxyde de titane et oxyde de fer jaune.

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Comment doit-on employer ce médicament?

Pour le traitement de la leucémie lymphoïde chronique, la macroglobulinémie de Waldenström, ou la greffe chronique contre la maladie hôte, la dose initiale recommandée d'ibrutinib est de 420 mg pris oralement, une fois par jour.

Lorsqu'il s'agit de traiter le lymphome des cellules du manteau, la dose recommandée pour une personne adulte consiste en 560 mg d'ibrutinib pris par voie orale, 1 fois par jour.

Pour que la concentration d'ibrutinib reste constante dans votre organisme et soit ainsi le plus efficace possible, essayez de prendre ce médicament au même moment chaque jour. Les capsules doivent être avalées entières. Ne broyez pas, ne mâchez pas et n'ouvrez pas les capsules.

L'ibrutinib peut être pris avec des aliments ou à jeun. Évitez de boire du jus de pamplemousse et de manger des oranges de Séville pendant que vous prenez de l'ibrutinib.

Il importe que vous buviez beaucoup de liquides pendant que vous prenez de l'ibrutinib. Cela favorisera votre hydratation et aidera vos reins à bien fonctionner.

Plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte pour déterminer la dose dont une personne a besoin : son poids, son état de santé et la prise d'autres médicaments. Si votre médecin a recommandé une dose autre que celles indiquées ici, ne modifiez pas la manière de prendre le médicament sans le consulter au préalable.

Il est important d'utiliser ce médicament conformément aux indications de votre médecin.

Si vous oubliez une dose, prenez le médicament dès que vous constatez l'omission et reprenez la suite du traitement aussitôt que possible. S'il est presque temps de votre prochaine dose, ne vous souciez pas de la dose omise et reprenez le schéma posologique usuel. N'utilisez pas une double dose pour compenser l'omission d'une dose. Si vous hésitez sur la conduite à tenir après avoir omis une dose, demandez conseil à votre médecin ou à un pharmacien.

Conservez ce médicament à la température ambiante, à l'abri de la lumière et de l'humidité et hors de la portée des enfants.

Ne jetez pas de médicaments dans les eaux usées (par ex. pas dans l'évier ni dans la cuvette des cabinets) ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments inutilisés ou périmés.

Dans quels cas ce médicament est-il déconseillé?

Quiconque ayant une allergie à l'ibrutinib ou à l'un des ingrédients de ce médicament, ne devrait pas l'utiliser.

Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament?

Beaucoup de médicaments peuvent provoquer des effets secondaires. Un effet secondaire est une réponse indésirable à un médicament lorsqu'il est pris à des doses normales. Il peut être léger ou grave, temporaire ou permanent.

Les effets secondaires énumérés ci-après ne sont pas ressentis par toutes les personnes qui prennent ce médicament. Si les effets secondaires vous inquiètent, discutez des risques et des bienfaits de ce médicament avec votre médecin.

Au moins 1 % des personnes prenant ce médicament ont signalé les effets secondaires ci-après. Un grand nombre de ces effets secondaires peuvent être pris en charge et quelques-uns peuvent disparaître d'eux-mêmes avec le temps.

Consultez votre médecin si vous ressentez ces effets secondaires et s'ils sont graves ou gênants. Votre pharmacien pourrait être en mesure de vous donner des conseils sur la conduite à tenir si ces effets secondaires apparaissaient :

  • une baisse de l'appétit;
  • des brûlures d'estomac;
  • une constipation;
  • une diarrhée;
  • une douleur dans la bouche;
  • une douleur gastrique;
  • des douleurs musculaires ou articulaires;
  • un engourdissement ou des picotements dans les mains ou les pieds;
  • une éruption cutanée;
  • des étourdissements;
  • de la faiblesse;
  • de la fatigue, un manque d'énergie;
  • une friabilité des ongles des mains ou des pieds;
  • une inflammation oculaire;
  • des maux de tête;
  • de la nausée;
  • un rhume banal;
  • des spasmes musculaires;
  • des troubles du sommeil;
  • des vomissements.

La plupart des effets secondaires figurant ci-après ne surviennent pas très souvent, mais ils pourraient cependant engendrer de graves problèmes si vous ne recevez pas des soins médicaux.

Renseignez-vous auprès de votre médecin au plus tôt si l'un des effets secondaires ci-après se manifeste :

  • l'anxiété;
  • une augmentation de la fréquence du rhume banal ou des infections des sinus;
  • des battements du cœur irréguliers ou des palpitations;
  • une diarrhée importante ou persistante;
  • une enflure des mains, des chevilles ou des pieds.
  • un essoufflement;
  • des excroissances cutanées ou des grains de beauté d'apparence inusitée, des plaies qui ne guérissent pas, des changements de la couleur de la peau;
  • de la fièvre;
  • une infection cutanée;
  • des lésions dans la bouche;
  • une pression artérielle élevée;
  • des signes associés à une défaillance de la fonction hépatique (par ex. le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une sensation de fatigue, une urine foncée ou brune, une nausée ou des vomissements ou un manque d'appétit);
  • des signes associés à une diminution de la fonction rénale (par ex. diminution du volume d'urine émise ou aucune émission de l'urine, une nausée, une enflure des chevilles, des pieds ou des jambes, de la fatigue, de la confusion);
  • des signes attribuables à de l'anémie (réduction du nombre de globules rouges; par ex. des étourdissements, de la pâleur, de la fatigue ou de la faiblesse inhabituelle, un essoufflement);
  • des signes attribuables à de la déshydratation (par ex. une réduction de la production d'urine, de la sécheresse cutanée, de la sécheresse et de l'empâtement de la bouche, de la somnolence, des étourdissements, des maux de tête, de la soif, de la confusion);
  • des signes attribuables à une baisse des taux de potassium dans le sang (par ex. de la faiblesse, de la fatigue, des crampes musculaires, une irrégularité des battements cardiaques);
  • des signes d'infection (symptômes pouvant comprendre une fièvre ou des frissons, une diarrhée grave, un essoufflement, des étourdissements prolongés, un mal de tête, une raideur du cou, une perte de poids ou un abattement);
  • des signes d'un désordre de la coagulation (par ex. un saignement du nez inaccoutumé, des ecchymoses, du sang dans l'urine, une toux avec expectoration sanglante, un saignement des gencives, des coupures qui n'arrêtent pas de saigner);
  • des symptômes attribuables à une augmentation du taux d'acide urique dans le sang (par ex. des articulations rouges, chaudes, douloureuses ou enflées; une douleur au flanc, la présence de sang dans l'urine);  
  • des symptômes d'une infection des voies urinaires (par ex. de la douleur lors de l'émission de l'urine, une fréquence accrue de l'émission d'urine, de la douleur dans le bas du dos ou de flanc);
  • des symptômes d'une inflammation pulmonaire (par ex. une respiration difficile, une toux persistante);
  • une vision floue.

Cessez de prendre le médicament et sollicitez immédiatement des soins médicaux s'il se produit une réponse comme :

  • des signes de graves problèmes rénaux (par ex. une diminution du volume d'urine émise ou aucune émission de l'urine, une nausée, une enflure des chevilles, des jambes ou des pieds, de la confusion, des crises convulsives);
  • des signes de saignements de l'estomac (par ex. des selles sanglantes, noirâtres ou goudronneuses, des expectorations sanglantes, des vomissements de sang ou d'une matière qui ressemble à du marc de café) ou un saignement inattendu qui dure longtemps et ne peut être réprimé;
  • des signes d'un accident vasculaire cérébral ou d'un mini-AVC (par ex. des maux de tête soudains ou intenses; une perte de coordination soudaine; des anomalies du champ visuel; un trouble de l'élocution soudain; ou l'apparition inexpliquée de faiblesse, d'engourdissements ou de douleur dans un bras ou une jambe);
  • des signes d'une forte réaction cutanée comme la formation de cloques, un décollement de l'épiderme, une éruption cutanée recouvrant une grande région du corps, une éruption cutanée qui s'étend rapidement, ou une éruption cutanée s'accompagnant d'une fièvre ou d'une sensation d'inconfort;
  • des signes d'une grave réaction cutanée (comme des cloques, une desquamation, une éruption cutanée recouvrant une grande région du corps, une éruption cutanée qui s'étend rapidement ou une éruption cutanée accompagnée d'une fièvre ou d'une gêne).
  • des signes d'une réaction allergique importante (par ex. des crampes abdominales, une difficulté respiratoire, des nausées et des vomissements, ou une boursouflure du visage et une enflure de la gorge);
  • des symptômes associés à une augmentation importante du nombre de globules blancs (par ex. une fièvre, une syncope, un saignement, des ecchymoses, une perte de poids, de la douleur, un intense mal de tête, de la difficulté à marcher);
  • des symptômes attribuables à une septicémie (une infection du sang; par ex. des étourdissements ou un sentiment de défaillance, de la désorientation, une diarrhée, de la nausée, des vomissements, des troubles de l'élocution, des douleurs musculaires importantes);
  • des symptômes du syndrome de lyse tumorale (par ex. une diminution du volume d'urine émise, une intense faiblesse musculaire, une altération du rythme cardiaque, des crises convulsives).

Certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires autres que ceux énumérés. Consultez votre médecin si vous remarquez un symptôme qui vous inquiète pendant que vous employez ce médicament.

Existe-t-il d'autres précautions d'emploi ou mises en garde?

Avant d'employer un médicament, ne manquez pas d'informer votre médecin des troubles médicaux ou des allergies que vous pourriez avoir, des médicaments que vous utilisez et de tout autre fait important au sujet de votre santé. Les femmes devraient mentionner si elles sont enceintes ou si elles allaitent. Ces facteurs pourraient avoir une influence sur la façon dont vous devriez employer ce médicament.

Affection pulmonaire interstitielle : l'ibrutinib peut causer une inflammation pulmonaire. Si une nouvelle toux apparaît ou si votre toux s'aggrave, si votre respiration devient difficile, prenez contact avec votre médecin dès que possible.

Anémie : l'ibrutinib peut provoquer une baisse du nombre de globules rouges. Si vous avez des symptômes révélant une baisse des globules rouges (anémie) comme un essoufflement, une fatigue inhabituelle ou une peau pâle, communiquez aussitôt que possible avec votre médecin.

Votre médecin vous fera subir des analyses sanguines régulièrement pour connaître le nombre de certains types précis de cellules sanguines, notamment de globules rouges présents dans votre sang.

Anomalies du rythme cardiaque : l'ibrutinib est susceptible de déclencher des anomalies du rythme cardiaque. Vous pourriez y être plus vulnérable si vous souffrez d'une cardiopathie, d'une fibrillation ou d'un flutter auriculaire, ou si vous avez des antécédents d'anomalies du rythme cardiaque. Avertissez votre médecin dès que possible si vous observez la survenue de symptômes comme des battements du cœur rapides, ou très forts, de l'essoufflement ou un état vertigineux.

Augmentation de la numération des globules blancs : lorsque vous commencez à prendre de l'ibrutinib, vos analyses sanguines peuvent démontrer une augmentation spectaculaire de vos numérations de globules blancs. Il s'agit d'un événement temporaire qui ne représente pas nécessairement une aggravation de votre maladie. Les numérations de globules blancs devraient lentement revenir à la normale. Votre médecin suivra l'évolution de ce phénomène au moyen d'analyses sanguines.

Autres cancers : on a rapporté l'incidence d'un plus grand nombre d'autres cancers comme le mélanome chez certaines personnes qui prenaient ce médicament. Discutez du dépistage du cancer avec votre médecin tout comme de votre risque de contracter un autre type de cancer.

Contraception : vous devez utiliser une méthode efficace de contraception pendant le traitement et au moins les 3 mois suivants. Si vous utilisez la pilule contraceptive ou une autre forme de contraception hormonale, vous devez également utiliser une méthode barrière comme des condoms ou des diaphragmes. Si une grossesse advenait pendant que vous utilisez ce médicament, il faudrait en avertir immédiatement votre médecin.

Les hommes qui prennent de l'ibrutinib doivent également utiliser une méthode de contraception efficace pendant le traitement et au moins les 3 mois suivants.

Diarrhée et la déshydratation : l'utilisation de l'ibrutinib provoque de la diarrhée chez plusieurs patients. La diarrhée représente une perte liquidienne par l'organisme et elle peut ainsi compliquer le traitement du cancer. Si vous subissez de la diarrhée pendant que vous prenez de l'ibrutinib, communiquez dès que possible avec votre médecin.

Fonction hépatique : la maladie hépatique ou la réduction de la fonction hépatique peut provoquer une accumulation de ce médicament dans l'organisme, causant ainsi des effets secondaires. En cas de troubles hépatiques, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique. Votre médecin surveillera votre fonction hépatique par des analyses de sang qu'il prescrira régulièrement pendant que vous employez ce médicament.

Prenez contact avec votre médecin immédiatement si vous observez la survenue de symptômes de troubles hépatiques comme de la fatigue, une sensation de malaise, une perte de l'appétit, de la nausée, le jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, une urine foncée, des selles claires, une douleur abdominale, ou une enflure et une démangeaison cutanée.

Infection : l'ibrutinib réduit le nombre de cellules qui combattent l'infection dans le corps (globules blancs). Si possible, évitez d'entrer en contact avec les personnes ayant une infection contagieuse. Communiquez avec votre médecin immédiatement si vous observez des signes d'une infection, comme une fièvre, des frissons, une diarrhée aiguë, un essoufflement, des étourdissements prolongés, des maux de tête, de la raideur dans le cou, une perte de poids ou un manque d'énergie. Votre médecin demandera des analyses de sang régulièrement pour surveiller le nombre des différents types de cellules sanguines.

Leucoencéphalite multifocale progressive (LEMP) : des cas de LEMP ont été signalés suite à l'utilisation de l'ibrutinib. La LEMP est un trouble rare qui entraîne des lésions nerveuses dans le cerveau. Si vous observez une perte de mémoire, une perte de vision, de la difficulté à réfléchir ou à marcher, prenez immédiatement contact avec votre médecin.

Pression artérielle : l'ibrutinib peut causer une élévation de la pression artérielle. Si vous avez une pression artérielle élevée, discutez avec votre médecin pour savoir quels effets ce médicament pourrait avoir sur votre état pathologique, et en retour, quels effets votre état pathologique pourrait avoir sur la dose et l'efficacité de ce médicament, et demandez-lui aussi si une surveillance médicale spécifique s'impose. 

Réactivation de l'hépatite B : les personnes atteintes d'une infection dormante par le virus de l'hépatite B peuvent subir une récidive de l'infection, provoquant une plus grande perte de la fonction hépatique ou même une insuffisance hépatique. Si vous avez des antécédents d'infection causée par le virus de l'hépatite B, discutez avec votre médecin de la façon dont ce médicament pourrait influer sur votre affection, de l'influence de votre affection sur l'administration et l'efficacité de ce médicament, et de la pertinence d'une surveillance médicale spécifique.

Si vous ressentez des symptômes attribuables à une détérioration de votre fonction hépatique comme de la fatigue, un sentiment de malaise, une perte d'appétit, de la nausée, un jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, de l'urine foncée, des selles pâles, de la douleur abdominale, de l'enflure et des démangeaisons, communiquez immédiatement avec votre médecin.

Saignement : ce médicament peut provoquer une baisse du nombre de plaquettes dans le sang, ce qui rend les saignements plus difficiles à faire cesser. Si vous remarquez des signes de saignement, comme des saignements de nez fréquents, des ecchymoses inexpliquées, ou des selles noirâtres et goudronneuses, signalez-le à votre médecin au plus tôt. Votre médecin demandera des analyses de sang régulières pour s'assurer que tout problème potentiel soit détecté de manière précoce. Si vous devez subir une intervention chirurgicale élective, indiquez à vos médecins que vous prenez de l'ibrutinib. Ils pourraient désirer que vous cessiez temporairement de prendre ce médicament afin de réduire votre risque de complications hémorragiques provoquées par l'opération chirurgicale.

Somnolence ou vigilance réduite : l'ibrutinib peut influer sur les capacités mentales ou physiques exigées pour accomplir des activités potentiellement dangereuses comme conduire une voiture ou faire fonctionner des machines. Évitez ces activités jusqu'à ce que vous ayez déterminé de quelle façon ce médicament influe sur votre capacité de les accomplir en toute sécurité.

Syndrome de lyse tumorale : l'ibrutinib, comme plusieurs autres médicaments utilisés pour combattre le cancer, provoque la mort soudaine de nombreuses cellules cancéreuses au début du traitement. Cette action peut surcharger l'organisme de déchets cellulaires. Ainsi, le corps peut ne pas pouvoir se débarrasser de tous les déchets assez rapidement. Lorsque ce phénomène se produit, il se peut que vous ressentiez de la nausée, de l'essoufflement, des douleurs articulaires ou que vous remarquiez un brouillement de votre urine. C'est ce que l'on appelle le syndrome de lyse tumorale. Il se peut que votre médecin vous prescrive certains médicaments pour aider votre corps à se débarrasser de ses déchets. Assurez-vous de bien comprendre le mode d'emploi de ces médicaments et de signaler immédiatement à votre médecin ces signes et symptômes.

Grossesse : ce médicament ne devrait pas s'utiliser durant la grossesse, car il pourrait nuire au fœtus. Si une grossesse advient pendant que vous utilisez ce médicament, prenez contact avec votre médecin immédiatement.

Allaitement : on ignore si l'ibrutinib passe dans le lait maternel. Si vous prenez ce médicament pendant que vous allaitez, votre bébé pourrait en ressentir les effets.  Comme il existe un risque de réactions sérieuses chez le bébé en cas de transmission dans le lait maternel, les femmes doivent cesser d'allaiter leur enfant pendant la prise de ce médicament. 

Enfants : ni l'innocuité ni l'efficacité de ce médicament n'a été établie en ce qui concerne les enfants.

Aînés : les personnes âgées peuvent subir un nombre plus important de réactions indésirables lors de la prise de ce médicament.

D'autres agents peuvent-ils interagir avec ce médicament?

Il pourrait se produire une interaction entre l'ibrutinib et l'un des médicaments ci-après :

  • l'acide acétylsalicylique (AAS);
  • les acides gras oméga-3;
  • l'aliskirène;
  • l'amiodarone;
  • les anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS (par ex. le diclofénac, l'ibuprofène, le naproxène);
  • les antibiotiques macrolides (par ex. la clarithromycine, l'érythromycine);
  • les antifongiques dont le nom se termine en « azole » (par ex. le fluconazole, l'itraconazole, le kétoconazole, le voriconazole);
  • l'apalutamide;
  • l'apixaban;
  • l'aprépitant;
  • d'autres médicaments utilisés contre le cancer (par ex. le carboplatine, la cladribine, la cyclophosphamide, la doxorubicine, l'ifosfamide, la vincristine);
  • le baricitinib;
  • le BCG;
  • le bosentan;
  • la carbamazépine;
  • certains inhibiteurs de la tyrosine kinase (par ex.le ceritinib, le crizotinib, le dabrafénib, l'idélalisib, le pazopanib, l'imatinib);
  • le clopidogrel;
  • le cobicistat;
  • le conivaptan;
  • le dabigatran;
  • le déférasirox;
  • la digoxine;
  • le diltiazem;
  • le dipyridamole;
  • la dronédarone;
  • l'échinacée;
  • l'enzalutamide;
  • le fingolimod;
  • l'héparine;
  • les héparines de faible poids moléculaire (par ex. la daltéparine, l'énoxaparine, la tinzaparine);
  • les inhibiteurs de la protéase du VIH (par ex. l'atazanavir, l'indinavir, le ritonavir, le saquinavir);
  • les inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse du VIH (INNTIs; par ex. l'éfavirenz, l'étravirine, la névirapine);
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS; par ex. le citalopram, la fluoxétine, la paroxétine, la sertraline);
  • les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine-noradrénaline ou ISRN (par ex. la desvenlafaxine, la duloxétine, la venlafaxine);
  • le jus de pamplemousse;
  • le léflunomide;
  • le lumacaftor et l'ivacaftor;
  • les médicaments de type « statine » pour traiter les niveaux élevés de cholestérol (par ex. l'atorvastatine, la lovastatine, la simvastatine);
  • la mésalamine;
  • le méthotrexate;
  • la mifépristone;
  • le millepertuis;
  • le natalizumab;
  • l'ocrélizumab;
  • le phénobarbital;
  • la phénytoïne;
  • le pimécrolimus;
  • le prasugrel;
  • la primidone;
  • les produits à base d'herbes médicinales qui modifient la coagulation du sang (par ex. la griffe de chat, la camomille, le fenugrec, l'angelica sylvestris chinensis, l'onagre, la grande camomille, l'ail, le gingembre, le ginkgo biloba, le ginseng, le thé vert, la réglisse, le curcuma);
  • la rifabutine;
  • la rifampine;
  • le rivaroxaban;
  • le roflumilast;
  • la rosuvastatine;
  • le sarilumab;
  • le siltuximab;
  • le siponimod;
  • le stiripentol;
  • le tacrolimus (topique);
  • le ticagrélor;
  • la ticlopidine;
  • le tocilizumab;
  • le tofacitinib;
  • l'upadacitinib;
  • les vaccins;
  • le vérapamil;
  • la vitamine E;
  • la warfarine.

Si vous prenez l'un de ces médicaments, consultez votre médecin ou un pharmacien. Dans votre cas, votre médecin pourrait vous demander de :

  • cesser la prise de l'un des médicaments;
  • remplacer l'un des médicaments par un autre;
  • modifier la manière dont vous prenez l'un des médicaments, ou les deux;
  • ne rien changer du tout.

L'interférence d'un médicament avec un autre n'entraîne pas toujours l'interruption de la prise de l'un d'eux. Demandez à votre médecin quelle est la conduite à tenir en cas d'interactions médicamenteuses.

D'autres médicaments que ceux énumérés précédemment peuvent interagir avec ce médicament. Signalez à votre médecin tout ce que vous prenez, qu'il s'agisse de médicaments sur ordonnance ou en vente libre et de remèdes à base de plantes médicinales. N'oubliez pas de mentionner tout supplément que vous absorbez. Si vous consommez de la caféine, de l'alcool, de la nicotine ou des drogues illicites, vous devriez en avertir votre médecin prescripteur puisque ces substances peuvent modifier l'action de nombreux médicaments.

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